Le plus vieux pont de Tours, le pont Wilson, édifié entre 1765 et 1778. Il mesure 434 mètres.
Difficile à croire qu'un ouvrage en apparence solide ait succombé à plusieurs reprises aux caprices de la Loire, si calme d'habitude. Le dernier effondrement en 1978 a été vécu comme un véritable traumatisme par les Tourangeaux. Heureusement, aucune victime n'eût été à déplorer. Seul un conducteur à ce moment se déchaîna sur l'accélérateur pour sauver sa vie.
Outre le traumatisme patrimonial, c'est plus de 110000 habitants qui d'un coup se sont retrouvés privés d'eau courante (les canalisations passant par le tablier du pont) et d'électricité, pour les mêmes raisons. Bien entendu, la circulation fut fortement perturbée.
Selon les autorités, l'effondrement aurait été causé par les fondations reposant sur du sable.
Pour la petite anecdote, un automobiliste orléanais distrait, lors des réparations, emprunta le pont et finit sa course dans la Loire. Les habitudes... Bienheureux qu'il s'en soit sorti indemne. La voiture par contre...
Ainsi dénommé en l'hommage du président américain Woodrow Wilson, qui engagea son pays aux côtés de la France lors de la Première Guerre Mondiale. Tours à cette époque accueillait une importante base militaire américaine.
Le pont eût son rôle à jouer lors du second conflit. Les troupes françaises, en retraite forcée, détruisirent le pont pour bloquer l'avancée des panzers. Seulement, Tours fut bombardée le lendemain par l'artillerie allemande. Les incendies destructeurs ne purent être éteints car l'eau manquait. En effet, l'alimentation en eau de la ville passait... par le pont.